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 Une matinée (pas) comme les autres.

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Matthew J. Offen
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Date d'inscription : 04/12/2011

MessageSujet: Une matinée (pas) comme les autres.   Mar 6 Déc - 14:03

La cité de Westminster était réputée dans tout Londres pour ses rues larges et propres, et le nombre de réceptions mondaines qui s'y donnaient chaque jour. L'appartement Offen surplombait la boutique de haute couture Enlent & Spith, et s'étendait sur près de 200 m². Derrière la porte de chêne massif sculptée et ornée d'un heurtoir en bronze, le large hall, clair et spacieux, était dominé par l'imposant escalier de pierre blanche. La toile d'une jeune femme vêtue d'une large robe bleue dentelée, sur l'épaule de laquelle siège une colombe, accueillait les invités de la maison d'un sourire délicat. Ce jour là, le soleil du matin illuminait la pièce, et déjà la vielle Mrs Marple astiquait les rampes d'escalier. L'étage était irradié par les rayons filtrés par les vitres impecables, et l'air boisé des pièces luxueuses était garant du bien-être de la jeune Peneloppe.
Au fond de l'aile ouest de la demeure Offen, dans l'ombre d'un bureau aux volets clos, Matthew J. finalisait ses projets à la lueur chancelante d'une bougie. Le lendemain, en cours d'après-midi, le New Colombus débarquerait sur les docks de la Tamise son chargement en provenance de Californie. La compagnie Offen & Co. déplacerait alors la précieuse cargaison dans les entrepôts de l'entreprise, et redistribuerait les marchandises comme convenu. Une grande partie du coton irait à l'usine de tissage Offen & Co., et le tissu partirait pour tous les ateliers de couture de la ville. Matthew dessinait à la plûme les dernières lettres de ses instructions, aposa son cachet à la cire au dos de l'enveloppe, et la glissa dans son veston.
Sortant du bureau, il rajusta son jabot, équipa son manteau et son haute-forme à ruban, prit sa canne de chez Hawgords, déposa un baiser sur le front de sa soeur toujours en chemise de nuit, salua Mrs Marple, passa la porte de l'appartement et fit claquer ses talons sur les pavés de Westminster. Il adopta dans la mesure son masque de société, ce sourire convenable de gentleman. L'air frais du matin s'accordait avec son tient pâle et ses couleurs bleutées. Un peu plus loin, un gamin criait aux passants "Achetez le London Street ! Deux shilings le London Street ! Un attentat par balle contre Lord Helton Smiters !". Matthew tendit une livre au jeune garçon, qui lui tendit l'exemplaire du quotidien dans un "Merci, Sir". Le garçonnet fouilla ses poches pour rendre la monnaie, mais lorsqu'il eut les pièces en main, l'allemand au chapeau était déjà partit.
"Le cadavre de Lord Helton Smiters, député monarchiste de la chambre des Lord, a été retrouvé hier matin dans la Rue Ladywell. Il serait mort dans la nuit du 9 Novembre, touché d'une balle entre les deux yeux. La police a également retrouvé sur lui un message signé des London's rats : "Le cochon royal finira à l'abbatoir". Scotland Yard s'interroge encore sur les circonstances du meurtre, mais semble dépassée par cette organisation qui ne sévit plus par de simples avertissements. Déjà lundi dernier [...]..."
Un sourire en coin se dessina sur les lèvres de Matthew. Scotland Yard n'avait jamais été capable de mener quelque enquête que ce soit, et c'était bien comme ça...


Dernière édition par Matthew J. Offen le Mer 7 Déc - 15:24, édité 1 fois
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Nyme J. Wintercome
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MessageSujet: Re: Une matinée (pas) comme les autres.   Mar 6 Déc - 14:30

Nyme ne se plaisait pas beaucoup de ce quartier. N’était pas du type très social, il détestait le genre de réceptions qui s’y donnaient toujours. Heureusement, sa situation n’était que temporaire et quand son fils serait âgé de quelques semaines il pourrait rentrer à son manoir loin de la ville avec sa femme. Et jusqu’à présent il se tenait occupé et trouvait toujours des excuses pour éviter les invitations. Ce matin là, il venait de quitter leur maison temporaire pour se rendre à son cabinet. Son premier patient arrivait à neuf heure, un ancien général de l’armée de sa Majesté, un vieux royaliste pur et dur qui ne faisait que parler de politique. C’était un sujet qui déplaisait beaucoup à Nyme qui avait déjà une petite vengeance personnelle à planifier sans se soucier des grands idéaux de la moindre vermine. Le meurtre n’était pas une chose qu’il approuvait, ou plutôt avec laquelle il était à l’aise au vu des crimes commis par son père auxquels il avait dû assister. Mais c’était surtout parce qu’il savait qu’il serait capable de le faire…quoiqu’il craignait ensuite de savoir s’il serait capable de s’arrêter. Il ne devait plus penser à ce genre de chose, il était enfin marié, heureux et l’orphelinat qu’il avait fondé pour Théodora était ouvert quoiqu’il restait encore quelques travaux à terminer.

Il marcha tranquillement dans les rues, sachant qu’il était d’avance et se perdit un peu dans ses pensés. Nyme songeait aux Gallagher, la famille du médecin de la reine qui, en plus d’avoir répandu une épidémie dans toute la ville sans jamais être découvert par qui que se soit si ce n’est par Nyme et son beau-frère, avait presque tués Thédoroa. Et les voilà qui se cachaient en Inde, il le savait mais il ne pouvait pas les toucher. Il fallait qu’il soit patient et qu’il attende le meilleur moment pour se venger et s’assurer que sa famille soit en sécurité pour ne pas qu’ils récidivent en cas d’échec. Il se rendit alors compte en entendant Big Ben sonné qu’il était en retard, ce qui n’était pas dans ses habitudes. Nyme se mit donc à courir pour tenter de minimiser les dommages. Il regardait droit devant lui jusqu’à entendre un jeune vendeur de journal qui attira son attention cinq secondes de trop ce qui fit en sorte qu’il percuta de plein fouet un homme qui lisait ce même journal justement. Il se retrouva au sol, une main sur son chapeau par réflexe. Nyme se releva rapidement et regarde Matthew un peu confus, n’étant pas habitué à ce genre de situation. Il était plus du genre à rester dans son coin ce qui avait faillit le faire finir en prison alors qu’on l’avait soupçonné d’être l’auteur de nombreux homicides car il était un peu « bizarre » puisqu’il ne se comportait pas du tout comme les autres aristocrates.


- Toutes mes excuses, j’ai eu un moment d’inattention, j’espère que je ne vous ai rien fait de mal.
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Matthew J. Offen
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MessageSujet: Re: Une matinée (pas) comme les autres.   Mar 6 Déc - 18:11

Alors qu'il se délectait avec attention d'un article du London Street, Matthew percuta un homme au grand manteau noir. De sa chétive corpulence, il fut projeté à terre dans la bousculade, et perdit ses effets. Le médecin, ayant également chuté, se releva dans la confusion et l'embarras. L'allemand se redressa, sonné par le choc, et découvrit le visage de son percuteur. Quel était donc cet imbécile qui ne regardait pas où il mettait les pieds ? Les passants tournaient leur attention sur la pitoyable scène de collision. Matthew était ridiculisé en public par un avorton. Mais il n'était pas temps de perdre son sang froid. L'aristocrate afficha donc un sourire de société, et se releva avec peine. Bien qu'il eu envie de répondre aux balbutions de l'impoli d'une invective acérée, l'étiquette exigeait que Matthew s'exprime en ces termes, avec un fort accent germanique:

-La confusion est mienne, Sir. Les éditions du London Street accaparaient mon attention, et certainement ai-je du vous heurter par inadvertance.

A peine eu-t-il le temps de terminer sa phrase que Sir Wintercome l'aidait à récupérer sa canne de chez Hawgords et son haute-forme Enlent & Spith. Le sot lui laissa ensuite entendre, entre deux politesses, qu'il était médecin, et qu'un patient l'attendait. Les deux hommes s'échangèrent donc le bonjour, avant que le docteur ne prenne congé pour son cabinet.

Sir Offen reprit sa route sur quelques mètres, se commentant la dégradation de la qualité des résidents de Westminster, avant se vérifier la poche intérieure de son veston. Lorsque sa main ne rencontra que le tissu de la doublure, Matthew perdit son sang-froid. Il prenait soudain conscience de la situation. Jamais il n'avait été abusé de la sorte. Cet imbécile empoté ne l'était peut-être pas tant... En feignant la bousculade, il avait pu récupérer habilement la lettre rédigée le matin même par l'héritier Offen. Il avait eu tort de douter de Scotland Yard, ils étaient déjà sur sa trace, et cet homme au manteau noir n'était certainement rien de moins que l'un de leurs agents ! Et bien entendu, le pseudo-médecin avait déjà filé ! Matthew se tétanisa sur place en comprenant combien la situation était hors de contrôle. Il n'avait jamais perdu. Il avait toujours fait regretter amèrement leurs actes à tous ceux qui s'étaient mis en travers de son chemin. Il eu le puissant désir de crier sa haine, mais l'heure était de garder la tête froide, et de retrouver le nabot. La lettre était anonyme, mais le cachet était celui des Offen, et constituerait pour Scotland Yard une preuve de haute trahison.

Mais comment la police aurait-elle sut qu'il possédait à ce moment, une telle lettre dans son veston ? Et si cet imbécile en était bel et bien un ? La lettre aurait pu tomber dans la mallette porte document du benet lors du heurt. Tout n'était pas perdu. Il avait encore un moyen d'échapper à cette sentence révolutionnaire qu'il avait tant admiré : la guillotine. Il fallait à tout prix qu'il retrouve le faquin, et qu'il récupère le document. Et dans le cas où il l'aurait lu... faire en sorte qu'il ne puisse plus jamais en parler !
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Nyme J. Wintercome
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MessageSujet: Re: Une matinée (pas) comme les autres.   Mar 6 Déc - 18:48

Poliment, Nyme s’empressa de ramasser les effets de Matthew sur le trottoir. Il ne comprenait pas sa propre réaction, normalement il était beaucoup plus en maitrise de lui-même sans doute que passer autant de tant avec sa femme le changeait plus qu’il ne le croyait mais il se ressaisirait.

- Oh c’est de ma faute, je ne regardais pas où j’allais car un patient m’attend.

Après quelques mots d’excuses poli, il reparti. Nyme arriva à son cabinet avec quelques minutes de retard. Heureusement qu’il n’était qu’à quelque rue de chez lui. Il n’avait pas vraiment de nouveaux clients mais la compétition avec les autres médecins travaillant sur la même rue puisque son nom avait une bonne réputation et qu’il avait hérité des familles des patients de son père, une clientèle qui lui suffisait amplement. Il passa la journée sur les quelques rendez-vous qu’il avait de prévu. Prenant des nouvelles de la bonne société, apprenant qu’un autre assassinat avait été perpétré. Nyme fit mine d’être intéressé. Le soir venu, il profita de son temps libre pour mettre un peu d’ordre dans ses affaires et en fouillant dans son sac il tomba sur une lettre qu’il était certain ne jamais avoir vu de sa vie. Peut-être que c’était Théodora qui l’avait mise là ? Quoique ce n’était pas son habitude de fouiner dans les affaires de son mari. Il se demandait s’il devrait l’ouvrir et la lire car il ignorait même si c’était pour lui. Nyme la posa donc simplement sur son bureau en se disant qu’il se pencherait là-dessus après avoir posé la question à Théodora. Pour l’instant, il avait bien hâte de rentrer chez lui. Il remit son manteau, son chapeau et attrapa son sac avant de sortir de son bureau. Hésitant un moment, il retourna chercher la lettre et la mit dans la poche de son manteau se disant qu’ainsi il ne la perdrait pas mais déchira le cachet sans vraiment faire attention. Encore une fois, il avait hésité à l’ouvrir mais se disait que si ça ne le concernait pas il était peut-être préférable de ne pas s’en mêler. En sortant dans la rue, Nyme croisa une marchande de fleurs et s’arrête a donc pour en acheter pour sa femme. Il échangea quelques mots avec la jeune femme avant de continuer sa route pour refaire exactement le chemin inverse de celui qu’il avait fait se matin. La rue était beaucoup plus calme et il marchait aussi cette fois, inutile de courir il n’était pas très loin et ne risquait pas d’être en retard. Nyme n’était jamais très méfiant, il avait bien sur une arme habillement cachée sur lui par précaution mais ne faisait pas trop attention aux gens qui l’entouraient. Ses ennemis étaient bien loin, il leur règlerait leur compte bientôt.
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Matthew J. Offen
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MessageSujet: Re: Une matinée (pas) comme les autres.   Mer 7 Déc - 4:18

Cité de Westminster, 23h00. Les violons et les rires des récéptions mondaines résonnaient dans les rues froides du quartier. La lune éclairait une voiture noire, arrivant au pas sur la chaussée pavée. Les chevaux s'arrêtèrent devant un cabinet de ville. Dans l'ombre de la berline, un silouhette sombre s'adressa d'une voie calme à trois épais gaillards :
-Vous êtes certains que c'est ici ?

-C'est d'ici qu'il est sortit, m'sieur. Un type comme vous l'avez dit, répondit l'un des hommes vigoureux.

-Bien, alors vous savez ce qu'il vous reste à faire. Et n'oubliez pas : éfficacité et discrétion, avisa la silhouette avec un accent allemand prononcé.

Les trois hommes hochèrent la tête et descendirent de la voiture. Le commanditaire posait par la fenêtre un oeil sur la plaque : N. J. Wintercome, médecin diplomé. Bienvenu dans le Londres souterrain, monsieur Wintercome. Les hommes de mains semblaient avoir été recrutés sur les docks. L'un d'eux était grand et large, au front dégarnit, l'autre était plus petit, mais ces yeux noirs et son front bas témoignaient d'une grande tenacité. Le dernier état plus agé, quarante ans envirion, et ses vêtements étaient imprégnés d'un forte odeur d'alcool. Il tenait un pied de biche à la main, et le glissa dans l'interstice de la porte du cabinet, puis poussa de toutes ses forces. La serrure lâcha dans un craquement boisé, à peine couvert par le concerto brandebourge de Bach, joué quelques appartements plus loin. La porte s'ouvrit sur une salle d'attente sobre pour un tel quartier, mais les trois hommes en étaient émerveillés. Le plus grand s'avança, et s'essuya les pieds sur le paillasson, aussitôt réprimenté par le petit brun :
-Mais qu'est-ce que tu fous, Joe ? On n'est pas là pour ça !
-C'est tellement propre que j'ai pas voulu salir, répliqua-t-il, avant de continuer d'avancer.
La lanterne dévoila une porte au fond de la pièce, que les trois dockers s'empressèrent d'ouvrir. Elle menait sur une salle de consultation rigidement organisée. Les cambrioleurs s'approchèrent du bureau, et fouillèrent les documents.
-Hé, les gars, c'est vrai que vous savez lire ? lança l'un d'entre eux.
-Bien sûr que non, imbécile, j'ai dit ça pour avoir le boulot. Une affaire pareille, on pouvait pas la laisser passer !
Et ils poursuivirent leurs investigations. Il renversèrent les tirroirs, les jettèrent à terre, prennaient les enveloppes en main, froncèrent les sourcils. Du peu qu'ils pouvaient déchiffrer, le nom qu'ils recherchaient n'y était pas. Ils ouvrirent donc les placards, y dérangèrent les fioles, agitèrent chacun des livres de médecine de la bibliothèque à la recherche du document, mais sans succès. Néanmoins, dans l'énervement, ils piétinèrent le cachet de cire déchiré quelques heures plus tôt. La police municipale n'allait pas tarder à reprendre son tour de garde par ici, il fallait qu'ils se dépèchent. Et puis tant pis, ils diraient qu'ils n'avaient pas trouvé. Ils filèrent tous trois vers la sortie, et remontèrent dans la voiture. Aussitôt, cette dernière repartit. A l'intérieur, leur commanditaire s'adressait à eux :
-Vous l'avez ?
-Nan, elle y était pas, foi de marin. On a tout fouillé, et on n'a rien trouvé.
C'était évident. Pourquoi n'y avait-t-il pas pensé plus tôt ? Son contact infiltré à Scotland Yard lui avait certifié qu'aucun document de ce type ne leur était parvenu aujourd'hui. Il en avait donc conclu que le médecin n'était pas des leurs, et qu'horrifié par ce qu'il avait découvert dans la lettre, l'aurait laissée sur son lieu de travail, là où ses propriétaire auraient le plus de chance de la retrouver. Mais les gens de la société bourgeoise n'étaient pas comme ça. Il préférerait utiliser ce document à des fins de chantage, afin d'amasser une grosse somme d'argent. Ou même pire : peut-être essayerait-il de le doubler ? Mais il comprendrait bien vite qu'il avait mit les pieds dans un monde qui n'est pas le sien, un monde où 200kg de poudre et 41 fusils à baillonette pouvaient être la clef de la plus grande utopie jamais réalisée.
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Nyme J. Wintercome
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MessageSujet: Re: Une matinée (pas) comme les autres.   Mer 7 Déc - 12:22

Nyme rentra simplement chez lui sans avoir de problèmes et en entrant il fut surpris de tomber sur un policier. Apparemment on voulait lui parler pour une fois ça ne le concernait pas directement, ou du moins on ne l’accusait de rien. Sa femme ne s’inquiéta donc pas et il suivit le policier. En entrant dans le poste, il reconnu le sympathique chef qui avait tenté de le faire accuser de meurtre qui l’attendait. On le laissa s’asseoir sur une chaise plutôt confortable et on commença à lui poser des questions au bout de quelques heures, Nyme en eut assez.

- Écoutez, nous savons tous que mon père les a tué, c’est évident mais vous ne pouvez pas le prouver alors pourquoi est-ce que vous vous acharné sur un tueur mort qui ne peu plus faire de victime plutôt que d’arrêter des tueurs qui courent toujours ?

Les policiers se turent et Nyme pu partir. Au moment où il sortait, la lettre tomba de sa poche de manteau et un policier la rattrapa et la lui donna sans prendre la peine de vérifier ce qu’elle contenait. Il la remit dans sa poche sans y faire plus attention, ne se doutant pas que quelqu’un venait de passer très prêt de se faire arrêter. On le reconduit jusqu’à chez lui où il pu aller se coucher avec Théodora après avoir jeté un œil sur William. Le lendemain se déroula d’a peu près la même façon. Il se leva, déjeuna, s’habille, embrassa sa femme et parti travailler. Nyme n’était pas aussi pressé que la veille. En arrivant, il remarqua que la porte était ouverte…Bon, que c’était-il passé encore ? Nyme entra et fit rapidement le tour pour s’assurer que personne n’était encore là. Il vérifia ensuite le coffre-fort qui n’avait pas été touché. Ensuite, il se mit à ranger ses papiers pour s’assurer que rien ne manquait. Il se demandait bien ce que ceux qui étaient venu cherchait pour avoir mit un tel bordel sans prendre le temps de toucher à l’argent. Il replaça ses affaires et remit tout en ordre. Ses premiers patients de la journée eurent à faire face à sa mauvaise humeur. Nyme ne comprenait pas quels imbéciles avaient fait ça autrement que pour le faire royalement suer. Vers 13h00, il eut une pause entre deux patients et retourna classer ses papiers et ses livres, il remarqua alors quelque chose sur le sol et reconnu le cachet de la lettre, il devait être tombé et avoir été écrasé…Une minute, la lettre. Jamais quelqu’un n’était entré ainsi dans son cabinet mais maintenant qu’il avait cette lettre mystérieuse. Peut-être qu’il devrait la lire pour savoir à qui il avait affaire ? Nyme s’installa donc dans son bureau et déplia soigneusement le papier.
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Matthew J. Offen
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MessageSujet: Re: Une matinée (pas) comme les autres.   Mer 7 Déc - 14:26

L'enveloppe blanche adressée au nom de Sir Eigendel, contenait une feuille de papier fin. L'écriture à l'encre de Chine était soignée, et témoignait d'un certain niveau d'éducation.

"Dans la nuit du 16 au 17 Novembre, à 2 heures, vous ferez aller chercher 200kg de poudre dans les caves du pub de l'Irish Blue, dissimulés dans les fûts de bière. Vous ferez transporter le chargement au palais de Westminster, et y demanderez Sir Kelton. Il vous conduira à la chambre des Lords. Vous placerez la poudre sous les gradins et tribunes. Jousselin règlera le détonateur sur les trois coups du Big Ben. Le 17 novembre, Victoria s'y rendra pour présider la cérémonie d'ouvertue du Parlement. La garde fouillera les caves, suite à la conspiration des poudres de 1605, mais les tribunes ne seront pas examinées. La poudre explosera au moment exact de l'arrivée de la reine dans la haute chambre. Ainsi, toute la haute noblesse politique et le monarque disparaîtront en un unique souffle. Puis, j'interviendrais.

L'avenir de l'Angleterre dépend de votre succès dans cette opération.
"


Dernière édition par Matthew J. Offen le Sam 10 Déc - 9:46, édité 1 fois
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Nyme J. Wintercome
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MessageSujet: Re: Une matinée (pas) comme les autres.   Mer 7 Déc - 14:58

Étonné, Nyme lu et relu la lettre plusieurs fois. Dans quoi est-ce qu’il venait de s’embarquer ? Qu’est-ce qu’il avait fait pour mériter ça ? Il devrait sans doute aller voir la police mais il détestait se mêler de ce genre de choses. De toute façon, plein de gens devaient vouloir sa peau maintenant qu’il savait ce qui se tramait… Une chance qu’il était armé, ça lui donnait un minimum de chance…mais il ne pouvait pas risquer de mettre sa famille en danger. Si jamais ils savaient que c’était lui qui avait cette lettre…si jamais ils…Il fallait qu’il trouve un moyen de parler a un de ceux concerné par la lettre afin de tout mettre au clair même s’il risquait de se faire tuer en essayant. S’il avait de la chance ça pourrait peut-être se régler. Nyme décida donc d’attendre, se disant que si quelqu’un voulait cette lettre et que si cette même personne avait fait fouiller son bureau alors il risquait de devoir y être confronté s’il gardait la lettre. Le médecin poursuivit donc sa journée comme d’habitude et fit porter un message chez lui pour prévenir qu’il rentrerait plus tard parce qu’il avait un travail important à finir. En faite, il espérait qu’en restant là où on savait pouvoir le trouver il pourrait régler son petit problème de lettre dérangeante. Biensur que ceux qui dirigeaient le pays faisaient des gaffes mais il ne voyait pas en quoi tous les tuer règlerait quelque chose. Quoique l’option était souvent tentante car c’était la solution facile. Mais le problème qu’il y voyait c’était que, après les avoir tuer, d’autres prendraient leur place et finiraient par profiter de leur pouvoir et en abuser comme tout le monde et ça serait encore à recommencer. Résultat : encore plus de mort.
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