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 Premiers pas

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Byzance Faraday
Propriétaire et rentier
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Messages : 48
Date d'inscription : 11/11/2011

MessageSujet: Premiers pas   Mar 29 Nov - 4:47

Big Ben sonnait dix-neuf heures. Et, comme chaque soir, sa ballade débutait.

Quand l'obscurité descendait sur la ville, quand l'ombre remplaçait la lumière, quand les bonnes gens quittaient les rues jusque-là grouillantes de vie pour rentrer chez eux et les abandonner à la masse informe de ceux qui ne vivent que la nuit, sa journée commençait. Il ne supportait guère le jour, sa luminosité, sa vie, son activité ; il était du soir, du crépuscule, des ténèbres.
Il n'aimait rien moins que marcher dans les ruelles assombries de la cité, quand catins, maquereaux, voleurs, assassins, meurtriers, arnaqueurs et autres maîtres chanteurs s'étiraient dans les caves sombres où ils avaient passé la journée, et sortaient. Quand Londres cessait d'être ville pour devenir cloaque ; quand il se sentait chez lui.

Ses chaussures neuves et chères claquaient sur les pavés sales et humides du quartier pauvre où il vivait. Possédant plusieurs établissements dans les sous-bassements de la cité, il tentait d'émigrer vers les quartiers bourgeois mais conservait encore ses appartements au-dessus de sa première boutique de plaisirs. Rares étaient ceux qui l'y croisaient, cependant : il ne faisait qu'y passer les longues heures du jour, à dormir selon certains, à éduquer les nouvelles courtisanes selon d'autres.

De folles rumeurs couraient chez ses employés sur les occupations de leur étrange maître, qui n'apparaissait jamais à la lueur du jour, à cause d'un teint de peau difficile selon lui. Son visage, si blême, attirait en effet l'attention, tout comme ses longs cheveux blanchâtres, qui battaient au vent le long de sa folle course dans les ruelles sombres de Londres.

Ses employés, cependant, étaient d'une loyauté exemplaire. Mal payés, survivant dans un environnement difficile, ils se considéraient pourtant chanceux car il leur offrait ce qu'ils n'avaient jamais connu : une présence paternelle forte.
S'ils n'avaient pas le droit de le déranger en journée, ils savaient que, malgré sa ballade, il serait toujours là pour régler leurs soucis. S'il descendait de ses appartements à dix-huit heures pile, pour régler une heure durant les soucis logistiques, et s'il partait juste après, tous pouvaient l'appeler grâce au réseau d'informateurs présents dans toute la ville. Alerté d'un problème, il n'hésitait jamais à revenir sur ses pas pour régler lui-même la difficulté, et après repartir.

Ses nuits étaient faites d'allers-et-venues, bien ennuyeuses d'ailleurs, mais qui lui permettaient d'offrir suffisamment aux employés ce qu'ils voulaient pour obtenir de véritables soirées de solitude, quand il le désirait. Ainsi, quelques fois par mois, ces petites gens se rappelaient leur maturité, leur humanité et leurs capacités en s'occupant, seuls, de la gestion des établissements ; heureusement, cela ne durait pas mais lui permettait de se livrer à la Passion.

"Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn."

Ses yeux, jusque-là si minces, presque fermés, s'agrandirent. Ses mains gantées se mirent à trembler. Sa silhouette, vêtue d'un complet noir avec une cravate bordeaux, se stoppa d'un coup. Sa canne, qu'il faisait claquer jusque-là avec plaisir, s'immobilisa.
Il avait prononcé les Paroles. Inconsciemment, instinctivement, à la simple évocation de la Passion, il s'était laissé aller. Absorbé dans ses pensées, il n'avait guère fait attention, autant à ses mots qu'à sa localisation : il venait de quitter les quartiers pauvres pour la bourgeoisie, comme en témoignait le luxe des badauds qui passaient autour de lui.

Aucun ne semblait avoir entendu les Paroles, marmonnées dans la barbe qu'il n'avait guère. Cependant, cela n'avait été que coup de chance qu'aucun de ces mortels ne le prenne par surprise. Les Paroles n'étaient guère pour eux, du moins pour ceux qui se trouvaient là. Les Paroles ne les concernaient pas, ces nuisibles, ces cafards qui se gorgeaient du sang et de la sueur de ce qu'on appelait encore avec plaisir Humanité.
Ils n'étaient pas dignes des Paroles, ils n'étaient pas dignes de la Passion. Lui seul en connaissait la valeur et l'importance.

Des années plus tôt, il avait réellement découvert le Sens de l'Univers et s'approchait, peu à peu, de ses Maîtres. Bientôt, il serait suffisamment avancé sur le Sens pour être un des leurs ; bientôt, il dépasserait sa maigre condition pour les rejoindre, quitter cette enveloppe charnelle et se développer enfin.
Bientôt, il ne serait plus Un, mais Tout. Et l'heure approchait, mais n'était pas pour aujourd'hui.

La Passion n'avait pas sa place aujourd'hui, ce n'était pas une nuit à Passion. Dans quelques jours, oui... mais pas maintenant, pas ici. Ses mains tremblaient de plus belle, son visage blême transpirait. Sa gorge se nouait. Il devait se calmer.

Lentement, gauchement, il s'approcha d'une boutique de bibelots ; fermée, bien sûr, et totalement inintéressante. Il se força cependant à observer, à regarder, pour attacher son attention sur autre chose et faire fuir la Passion. Il devait retrouver sa sérénité, son calme ; il devait redevenir maître de lui.
Être Tout nécessitait aussi le contrôle ; et sur cela, il avait encore malheureusement des progrès à faire.
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Ailein Scott
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MessageSujet: Re: Premiers pas   Mer 30 Nov - 20:51

(hrp : Pour pouvoir répondre à ton post, je vais devoir faire jouer mon personnage dans son passé. J’espère que ça ne te dérange pas car enfaite son destin est tracé puisque suite à ce rp, elle s’est retrouvé dans un bordel quelques temps avant d’en être tiré par un ami et d’hériter de la fortune familiale. Je préférais prévenir. Si tu as des questions n'hésite pas.)

Ailein venait de se faire jeter à la rue par son mari qui était rentré saoul une fois de plus. Elle avait quelques marques sur les bras et dans le dos où sa robe était légèrement déchirée car c’était à coup de ceinture qu’il l’avait mise dehors. Voilà quelques heures qu’elle errait dans les rues sans trop savoir où aller. Après tout, elle avait déshonoré sa famille et ne pouvait donc pas retourner à la maison de son enfance mais ne pouvait pas rentrer chez elle, son mari le lui avait clairement fait comprendre. La nuit tomba, elle entendit Big Ben raisonner. Mais qu’est-ce qu’elle allait bien pouvoir faire maintenant ? Tremblante, sans un sous, elle chercha un endroit où elle pourrait passer la nuit. Ailein ne pouvait que remarquer les regards étranges des hommes qu’elle croisait. Qu’est-ce qu’une jolie jeune femme faisait à se promener toute seule à cette heure ? Elle sentit quelqu’un lui saisir le bras et voulu crier mais une main se plaqua contre sa bouche avant qu’elle n’en ait l’occasion. Elle se débattait comme une forcenée mais rien à faire celui qui la tenait était beaucoup plus fort que la jeune femme. Il la traina jusque dans le coin sombre d’une ruelle où il la fouilla pour prendre tout ce qui aurait pu avoir de la valeur mais ne trouva rien puisqu’Ailein n’avait que la robe qu’elle portait et rien de plus. Frustré, il la plaqua contre un mur de brique froid et la viola. Il tenta ensuite de la tuer en la frappant avec une pierre et elle s’écroula au sol. La croyant morte, l’homme reparti. En entendant les pas s’éloigner, Ailein put se remettre à respirer. Elle s’appuya au mur pour se relever et passa sa main sur sa tête pour essuyer un peu le sang qui coulait dans ses cheveux blonds. Elle s’empressa ensuite de quitter la ruelle pour retrouver la lueur rassurant des lampes dans la rue. Elle tremblait, terrifiée et était étourdi à cause des coups qu’elle avait reçu. Ailein marcha un moment avant de s’écrouler, elle fit un effort supplémentaire pour tenter de se mettre en sécurité sous le porche d’une petite boutique.

Même si la peur la faisait sursauter au moindre bruit, le sommeil finit par la gagner. Ce fut loin d’être le repos paisible dont elle aurait eu besoin. Elle se faisait poursuivre par toute sortes de créatures cauchemardesque mais les pire était qu’à son réveil il n’y avait rien ni personne pour la réconforter. Elle était là, dans le noir, assise sur quelques marches en tenant un bout de tissus contre son épaule pour ne pas que ce qui restait de sa robe ne tombe. Elle aperçu alors une silhouette s’approcher de la boutique mais n’aurait pas pu dire si elle était encore endormi où si quelqu’un était réellement devant elle.

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Byzance Faraday
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MessageSujet: Re: Premiers pas   Ven 2 Déc - 17:32

(HJ/ Non, ça ne me dérange pas du tout ! Veux-tu, donc, que Ailein devienne une prostituée employée par Byzance ? Cela me permettrait, peut-être, de te harceler par la suite pour revenir ! /HJ)

Il était absorbé par la Passion, par les Paroles. Pendant de longues minutes, il resta concentré sur leur signification, sur ses rêves, sur ses projets futurs. Plus rien n'existait autour de lui, plus rien n'avait de réelle importance. Ses mains tremblaient, sa lèvre remuait sans cesse, ses yeux avaient un éclat terrifiant.
Lentement, il parvint à retrouver le contrôle, à redevenir le Byzance Faraday qui gérait des prostituées et des établissements de plaisir ; sa façade officielle, la vitrine qu'il offrait au monde.

Secouant la tête, il reprit conscience de l'univers, du Londres autour de lui ; et plus spécifiquement de la jeune femme, mi-assise, mi-allongée à quelques mètres de lui. La robe déchirée, le visage boursoufflé, le corps recouvert de plaies. Une apparente douleur sourde entre les jambes vu sa façon de reposer, presque nue, sur le sol.

Il connaissait cela ; depuis son arrivée à Londres, il ne connaissait que cela.
Une fille ni riche, ni réellement pauvre, abandonnée certainement à un époux violent et non-désiré. Expulsée de chez elle ou enfuie, frappée à mort et errante dans les rues, elle avait été forcée, soit par son cher mari, soit par un badaud intéressé et violent. Un destin difficile, dur, mais si banal dans les ruelles sombres et dangereuses de Londres.

Cependant, il voyait là une... possibilité. Sous les bleus et les plaies, elle était jeune, bien en chair, en plutôt bon état et assez jolie. Après quelques jours de repos et de soin, elle ferait un produit parfait pour un établissement à quelques rues d'ici. Une bonne façon de la tester avant de l'orienter vers des structures, peut-être, plus adaptées.

Lentement, il s'approcha d'elle et s'accroupit, veillant à ne pas paraître dangereux ou menaçant. D'une voix calme et douce, attirante même, il s'adressa à elle ; il avait posé sa canne sur le sol, pour ne pas lui faire peur.

"Mademoiselle... ? Vous semblez en difficulté, mademoiselle. Puis-je faire quelque chose ? Puis-je vous amener dans un endroit où vous vous sentirez en sécurité ? Puis-je vous ramener chez vous ?"

Il connaissait déjà les réponses, mais ne voulant pas la brusquer. Il voulait apparaître comme un ami, un être bon et sympathique, malgré sa peau blême et ses cheveux blanchâtres ; il voulait lui tendre un piège crédible, qui se refermerait un jour sur elle.
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Ailein Scott
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MessageSujet: Re: Premiers pas   Ven 2 Déc - 18:13

(hrp : Oui c’est une excellente idée ! C’est sûrement pour ça que je n’y avais pas encore pensée^^)

Ailein resta assise. De toute façon où aurait-elle pu aller ? Elle regarda craintivement l’homme s’approcher. Il semblait élégant et distingué, qu’est-ce qu’il faisait là alors ? Elle aurait voulu s’enfuir en courant mais ses jambes étaient beaucoup trop lourdes et elle était certaine de ne pas pouvoir faire plus de quelques mètres avant de tomber. L’homme continua à s’approcher et se pencha finalement en lui parlant. Il voulait l’aider ? Elle se serait jetée à son cou en le suppliant de la sortir de là si elle avait pu. De la ramener chez son père qui saurait sans aucun doute le récompenser grandement de son acte de bonté…mais elle ne pouvait pas. D’une voix faible et cassée mais qui gardait tout de même un étrange côté mélodieux, elle parla finalement.

- Je vous en prie…aidez-moi…je n’ai nulle part…personne…

Le désespoir assombrissait déjà son regard, si seulement elle avait su ce qui l’attendait à cause de cet homme, elle aurait été bien heureuse qu’il la laisse périr là. Ailein ne fit nullement attention à l’apparence de l’homme qui était devant elle, peu lui importait qui il était tant qu’il pouvait l’aider.

Elle tendit la main pour tenter de s’agripper à lui mais il était juste un peu trop loin et elle dû se pencher vers lui ce qui eu pour effet de la faire s’écrouler sur le sol. Le sang tachait toujours ses boucles blondes. Avec ses grands yeux en plus, elle devait avoir un air étrangement angélique quand elle était en bonne état. Ailein s’était toujours trouvé jolie mais sans plus, elle se trouvait toujours quelques défauts surtout grâce à son mari qui lui reprochait toujours un tas de chose. Il lui disait toujours qu’elle était trop petite, trop mince, trop pâle, qu’elle avait l’air d’une morte, que ses doigts étaient trop long, etc… Si bien qu’elle avait finit par le croire et quand passant devant une glace, elle détournait les yeux. Ailein ignorait que tout ça faisait d’elle une excellente cible pour le premier profiteur venu.

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Byzance Faraday
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MessageSujet: Re: Premiers pas   Ven 2 Déc - 19:08

"Mademoiselle."

Ailein sentit, allongée pathétiquement sur le sol, les mains gantées de l'inconnu. Lentement, avec une douceur rare, il fit couler ses doigts sur son corps pour la relever. Elle était légère, presque comme une bouteille de cristal qui pouvait être brisée par un faible coup. Elle avait souffert, plus qu'il ne l'avait cru ; elle était désespérée, achevée même par ses épreuves.
Il avait presque des remords d'établir de tels plans pour son futur ; presque.

"Vous ne pouvez demeurer ici. Vous avez besoin de soin, de repos, de calme et d'humanité."

Il la releva, se remettant lui-même sur ses jambes de concert. La maintenant à pleins bras, sentant qu'elle ne tiendrait pas d'elle-même, il lui offrit un petit sourire, aussi doux que rassurant.

"Je me nomme Byzance Faraday. J'ai un hôtel particulier, à quelques rues d'ici. Je puis vous y conduire, pour vous offrir le gîte et le couvert."

Il tenta de la faire avancer, mais se rendit rapidement compte de son désarroi et de sa faiblesse. Comprenant qu'elle ne serait pas capable de se rendre chez lui, il poussa un léger soupir et la fit glisser le long de ses bras. La basculant dans le vide, la récupérant juste à temps, il la tenait entre ses bras, ses jambes arquées autour de son avant-bras gauche, sa nuque reposant sur le droit.

"Tout va bien se passer, mademoiselle. Je ne sais ce que vous avez vécu, mais je ne permettrais pas que cela se reproduise."

S'avançant dans la rue, aveugle aux regards étranges et curieux des badauds, il accéléra le rythme pour traverser les dalles et les ruelles, espérant rejoindre au plus vite son hôtel particulier. Il la sentait défaillir, usée et abusée ; il devait prendre soin d'elle pour en tirer profit. Il devait investir en elle pour en tirer les bénéfices qu'il espérait, et qui seraient importants vu le fort potentiel qui se dégageait de son visage, derrière les bleus et boursoufflures.

(HJ/ Super ! Je vais donc tourner le sujet en ce sens, et une fois celui-ci fini, je ferai un saut dans le temps pour que Byzance rejoigne ton personnage à l'endroit que tu m'indiqueras. Wink
Pour la suite, veux-tu que j'ouvre le sujet dans la maison de Byzance ou veux-tu le faire toi ? /HJ)
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Ailein Scott
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MessageSujet: Re: Premiers pas   Ven 2 Déc - 19:41

(hrp : On pourrait faire qu’il la retrouve alors qu’elle marche en sortant de chez Nathanael pour rentrer chez elle ou quelque chose du genre.
Tu pourrais commencer le sujet chez Byzance s’il-te-plaît ? Le troisième je le commencerais)

Ailein se laissa faire alors qu’il l’aida à se relever. Il lui dit qu’elle ne pouvait pas rester ici, au moins il était perspicace…Il se présenta ensuite en lui proposant de l’abriter, ce qu’elle ne pouvait refuser.

- Ailein…

Dit-elle simplement en guise de présentation. Elle ne voulait pas dire son nom de famille, qu’il puisse la relier à son mari…ou à sa famille. Après tout, en sachant la petite fortune qu’elle devait valoir plusieurs pourraient avoir de mauvaises intentions pour soutirer de l’argent à ses parents qui avaient travaillé si dur pour établir leur entreprise. Au loin, elle pouvait apercevoir les imposantes cheminées de la fabrique de sa famille, elle savait que c’était celle-là. Aucune fumée n’en sortait, la prochaine livraison n’était sûrement pas arrivée. Son père faisait toujours quelques erreurs de planifications et ça finissait toujours par donner quelques jours de congé aux ouvriers.

Docilement, elle se laissa prendre car elle ne pouvait pas vraiment avancer même s’il la soutenait, elle avait la tête qui tournait. Peut-être qu’elle ne devrait pas faire confiance à cet homme…mais vu là où elle était, elle n’avait plus grand-chose à perdre.

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MessageSujet: Re: Premiers pas   

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